Mangas, jeux vidéo… Les figurines sont comme des « personnages qui sortent de l’œuvre d’art ».

Tout l’univers de MHA a petit prix


COLLECTION Ces statuettes en résine ou en plastique connaissent un grand succès.

Manga, jeux vidéo... Les miniatures sont comme

Dans les conventions, les vendeurs de figurines sont pris d’assaut. Ici, à la Paris Games Week. – N. Bonzom/Maxele Presse

  • Le marché des figurines, conçues en résine ou en plastique, est en plein essor.
  • Il n’y a pas aujourd’hui un salon geek, consacré aux jeux vidéo ou aux mangas, où les commerçants ne soient pas envahis par les fans.  » C’est de l’art, pour moi, dit Enora, passionnée de mangas. C’est comme si je possédais une œuvre d’art. « 
  • Mais collectionner les figurines a un coût. Une trentaine d’euros, pour les moins chères. Ou plusieurs centaines d’euros, pour les statuettes haut de gamme.

« Il vous reste Son Goku ? Et Bulma, vous avez  » Dans les salons geek, les vendeurs de figurines sont pris d’assaut. De nombreux visiteurs, fans de Dragon Ball, Pokémon ou Harry Potter, repartent de ces conventions les bras chargés de statuettes, parfois plus grandes que nature. Ces figurines haut de gamme, « c’est un peu une façon d’avoir ses personnages préférés chez soi, comme s’ils surgissaient de l’œuvre », explique Thaïs, fan de Moi, quand je me réincarne en Slime. « &Cedil;a ajouté un petit quelque chose de plus à nos bibliothèques. Au lieu de n’avoir que des mangas, il y a aussi des figurines. De plus, certaines ont des détails que l’on ne remarque pas forcément dans les œuvres. » »

«  »C’est de l’art, pour moi, dit Enora, passionnée de One Piece et My Hero Academia. C’est comme posséder une œuvre d’art. » Latil, fou de Fairy Tail, a « même des amis qui ont fait des hôtels dans la ville. leurs figurines ! », sourit-il. Mais pas question de jouer avec ces héros en plastique ou en résine. « Non, non et non ! », alerte Logan, un jeune homme qui a craqué. pour une « énorme figurine de Mewtwo », l’une des Pokémonle plus populaire. « C’est seulement de la décoration ! » C’est fini, le temps où les enfants portaient sur eux Power Rangers ou Tortues Ninja de Teenage Mutant sans vraiment s’en occuper, pour les faire se battre à toute vitesse. La récréation. Aujourd’hui, on les expose, et on les bichonne.

«  »Si j’en revends, je gagnerai quelques centimes ! » »

« Un coup de chiffon de temps en temps pour enlever la poussière », dit un collectionneur. « Un coup de pinceau », préfère un autre. Pour les mettre en valeur, il y a « les psychopathes du jeu », s’amuse un fan d’anime japonais, qui les mettent à l’abri, derrière une vitrine totalement hermétique. Logan achète des meubles. « Beaucoup de meubles, s’amuse-t-il. Parce que des figurines, j’en achète plein ! » « Ma chambre », moi, elle est incroyable, se vante Aurélien, l’un de ces amis. J’ai des figurines un peu partout. Certaines viennent du Japon, ou sont des éditions limitées. Si je revends certaines d’entre elles, je gagnerai de l’argent ! Mais je ne veux pas ! Je les garde ! »

Manga, jeux vidéo... Les figurines sont comme des

Des figurines, sur un stand spécialisé, à la Paris Games Week, en novembre. – N. Bonzom/Maxele Presse

Collectionner les figurines a un coût. Certaines sont « très belles, et à un prix plutôt abordable, 30 à 30%. 35 euros, poursuit Enora. Inévitablement, si vous voulez de très, très belles figurines, il faut dépenser un peu plus d’argent. » Parfois plusieurs centaines d’euros, pour des statuettes haut de gamme. Voire plus, pour les plus recherchées. Depuis quelques années, cependant, une entreprise américaine florissante a réussi à démocratiser ces produits dérivés : Funko. Avec ses grosses têtes  » Pop « , vendues pour quinze euros, elle a boosté le marché. Le 3 novembre, Funko a annoncé un chiffre d’affaires record de 365,6 millions de dollars au troisième trimestre, en hausse de 36,6 %.

« Pas de convention sans vendeurs de figurines »

Ces drôles de statuettes, qui s’arrachent dans le monde entier, sont les stars des stands qu’Oyoo déploie dans les salons professionnels. « On a commencé à vendre des figurines il y a une dizaine d’années, on savait que ça allait marcher », raconte Sébastien, l’un des patrons d’Oyoo. « Quand on l’a senti, on vendait des DVD. Nous avons connu l’âge d’or du DVD. Puis, son déclin. Nous avons ajouté du merchandising », principalement des figurines. « Et ça a complètement basculé. dans l’autre sens. On a lâché les DVD, on s’est mis à fond dans les figurines. »

Les mangas, les jeux vidéo... Les figurines, c'est comme