Bonne chance pour essayer de lire le livre le plus long du monde.

Bonne chance pour essayer de lire le livre le plus long du monde.

Tout l’univers de One Piece a petit prix

Il est impossible de lire le livre le plus long du monde, et c’est là tout l’intérêt.

ONEPIECE est à la fois un projet d’art conceptuel et un coup de pub. Il réimagine et reconfigure le manga japonais du même titre, publié il y a 25 ans par Eiichiro Oda. Créé par l’artiste Ilan Manouach, « ONEPIECE n’existe que comme un objet de pure spéculation ».

Selon le Smithsonian, Manouach voulait créer une sculpture qui commente « la marchandisation des bandes dessinées ». Essentiellement, ce projet devait mettre en évidence la façon dont les bandes dessinées d’aujourd’hui existent en tant que produits (The Guardian).

Le résultat est ce que l’on pense être le plus long livre jamais créé. Avec ses 21 450 pages, son poids de 37,5 livres et sa longueur impressionnante de 31,5 pouces, il est physiquement impossible à lire.

Mais… En écrivant cette phrase, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a probablement des champions de l’alimentation de hamburgers/des détenteurs de records extrêmes qui vont prouver que cette idée est fausse, ce qui les fera probablement entrer dans le Guinness des records et/ou leur donnera une nouvelle ordonnance pour une brillante paire de lunettes à double foyer. Cependant, il faut d’abord mettre la main sur l’un de ces livres super rares et disposer d’un sérieux pécule avant de s’attaquer au record.

Lancé le 7 septembreth 2022, ce volume unique en édition limitée du manga à succès s’est vendu en quelques jours. En collaboration avec Echo Chamber, un groupe à but non lucratif basé à Bruxelles, ainsi qu’avec l’éditeur français JBE Books, seuls 50 exemplaires signés et numérotés ont été fabriqués et vendus au prix de 1 893 dollars (1 900 euros) chacun.

L’art est subjectif, et il est clair que cette œuvre a suscité un grand intérêt chez les acheteurs qui se la sont arrachée. Indépendamment de votre impression et de votre position sur l’art conceptuel, et sur cette pièce en particulier, il est clair que Manouach a créé ici quelque chose d’unique, et a offert par inadvertance une réponse à une question que personne n’a pensé à poser : « Quand un livre n’est-il plus un livre ? ». Réponse : quand il vous fait mal au dos, vous donne un canal carpien et coûte plus cher que votre loyer mensuel ?